vendredi 16 décembre 2011

Exposition FICHÉS aux Archives nationales (première partie)





L’apparition de la photo a révolutionné le monde judiciaire car, avant, la police se servait de la mémoire visuelle, du dessin et d’archives. On se sert désormais d’une photo et d’une fiche de description : c’est ce qu’on appelle le signalement. Les premiers appareils photo étaient les chambres de photographe avec rails de déplacement.
Vers le milieu des années 1850, la police commence à utiliser la photo pour ficher les criminels. 
Appareil photo de Berthillon
Les accessoires : dans la mallette du policier, des seringues, des tamponnoirs, des appareils de mesure...

Naissance de l’identité judiciaire en 1879
Alphonse Bertillon utilisait le système de fiches anthropométriques. Tous les détails étaient pris : tatouage et autres accessoires pour le "CAP" (fiche extrêmement détaillée).
Le Préfet de police adressait des lettres contenant des preuves au ministre de l’Intérieur (par exemple, un fichier nommé Panthéon, sous forme de lettres a été constitué pendant l’entre-deux–guerres).
Du temps de Clemenceau, la police appelée "Les brigades du Tigre" était une brigade spécialisée dans l’arrestation de gangs. Elles sont célèbres car elles ont arrêté la bande à Bonnot.

Jules-Joseph Bonnot, 35 ans,  était le chef de la bande à Bonnot.
Ils braquaient des banques, et quiconque se mettait en travers de leur route ou s’apposait à eux se faisait tuer. Les brigades du Tigre a eu vent que la bande à Bonnot s'était réfugiée dans une grange .La bande à Bonnot a refusé de se rendre et la police n'a pas eu d’autre choix que de les tuer. Noureddine de Nantes, Émilie de Nantes et Lebel de Nantes également ont été arrêtés et soumis au système Bertillon.

De 1913 à 1926, les archives étaient mises à jour tous les mois. La prise d’empreintes digitales « est aussi un bouleversement car elle va rendre obsolète le système Bertillon ».

Entre les deux guerres, c'est la généralisation des photos d’identité. Le système Bertillon est encore utilisé sous forme de fiches pour les étudiants de faculté. Les fiches sont aussi utilisées pour le recensement par exemple. Le système Bertillon continue à œuvrer jusque dans les années 1950. Dès l’automne 1944, des centaines de milliers de fiches sont établies sur les déportés, les prisonniers, les disparus pour informer les familles, et surtout recenser et identifier les victimes. Elles servaient aussi à classer les gens selon leur religion, leur comportement social ou leurs origines. Toute personne, célèbre ou pas, était fichée, comme par exemple Jean Cocteau traité comme anarchiste.
(rédigé par Toufik)

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